Luxew: Le candidat à la Présidentielle 2024, Abdoulaye Mady Ndiaye ne compte pas se laisser faire.
En effet, n’ayant pas déposé son parrainage pour faute de complément de dossier, Mady Ndiaye après avoir saisi le Conseil Constitutionnel qui lui a signifié que son recours était irrecevable, a saisi le Président de la Republique, et réclame sa réponse. Faute de quoi, Ie leader politique compte saisir l’Assemblée Nationale pour avoir gain de cause.
Voici in extenso les communiqués de presse ainsi que la lettre ouverte adressée au PR que l’on vous propose de parcourir pour plus de détails:
Référence : SEN 002-24/ SECG-002 Dakar le, 5 janvier 2024
COMMUNIQUE DE PRESSE
Objet : Recours auprès du Conseil Constitutionnel du Sénégal pour rupture du principe d’égalité, à propos du processus de Parrainage en vue de l’Election Présidentielle du 24 février 2024
Monsieur Abdoulaye Mady Ndiaye (n°95) a déposé ce jour un recours auprès du CC, concernant le processus de parrainage qu’il juge inégalitaire devant les citoyens candidats à la candidature présidentielle.
1/- En effet, l’existence de 3 options différentes nécessitant des efforts très disproportionnés, et non exclusives est un handicap certain pour les candidats indépendants.
La logistique entre le remplissage d’une feuille de 13 députés est incomparable au remplissage de près de 5000 feuilles de parrainage à travers tout le Sénégal sans tenir compte de la saisie, la mise en œuvre de matériel informatique et le déploiement de la sécurité nécessaire pour ne pas divulguer les données personnelles recueillies.
2/- Au vu de la précédente élection législative, avec un taux d’abstention de 53,7%, 13 députés représentent moins de 23000 parrains contre les 44231 requis pour le parrainage citoyen.
3/- La non exclusivité du mode de parrainage (Députés/Maires et Conseils Départementaux/Citoyens) a vu l’occupation du terrain des parrainages citoyens par des candidats qui ont collecté nombre de parrainages avec des moyens d’appareils politiques incomparables à ceux des candidats indépendants, sans in fine en avoir besoin sinon que d’assécher les opportunités de parrainages pour leurs potentiels concurrents.
4/- Donc certains candidats avaient 3 options, certains que 2 et certains une seule et unique option ce qui est une iniquité flagrante. Chaque candidat devrait choisir son couloir dès le début de la course et s’y maintenir.
5/- Rappelons aussi que les 186000 doublons identifiés par la presse lors de l’élection de 2019 n’ont fait l’objet d’aucune forme de sanction, encourageant ainsi toutes sortes de dérives concernant le parrainage citoyen. On constate aujourd’hui qu’aucun candidat n’est à l’abri de doublons sinon les tous premiers à passer lors du tirage au sort, et encore.
6/- L’ensemble du processus de parrainage prend une nature stochastique entre les parrainages dument recueillis et ne figurant pas sur le fichier électoral ainsi que les doublons découverts qu’après la fin d’un long et fastidieux travail de collecte si couteux en ressources humaines et financières, et fortement dépendant du rang de passage déterminé par le tirage au sort.
7/- Ceci est inacceptable et encore une fois il y a une inégalité flagrante de traitement car ceux qui ont des députés savent à quoi s’en tenir avant de déposer leur candidature alors que ceux qui ont des parrainages citoyens n’ont aucune idée de ce qui peut les attendre à propos des doublons, ainsi ils avancent en aveugle, n’ayant aucun moyen de vérification à leur disposition. Le législateur n’a rien fait à ce propos pour dissuader les trafics de parrainages en tous genres et des serveurs permettant de supprimer techniquement la possibilité de doublons n’ont pas non plus accompagné la mise en œuvre de cette loi sur le parrainage.
8/- Les lois constitutionnelles n°63-22 du 7 mars 1963 et n°2018-14 du 11 mai 2018 fixaient toutes deux des conditions uniformément applicables à tous les candidats à savoir respectivement ; 50 électeurs dont 10 députés dans un premier temps, puis 0,8 à 1% de parrainage citoyen dans un second temps.
9/- Par contre, la nouvelle version du code électoral et particulièrement le couplage des lois L57 et L120 crée une rupture d’égalité ; et ne garantit plus « l’accès de tous les citoyens, sans discrimination, à l’exercice du pouvoir à tous les niveaux » ;du préambule de la Constitution ; elle crée une distorsion nette de traitement entre les candidats, une iniquité, un handicap pour certain et des avantages pour d’autres, un processus aléatoire pour certains et déterministe pour d’autres, et devraient être abrogées tout simplement.
Monsieur Ndiaye est convaincu que cette loi électorale sur le parrainage est injuste et fomentée par des acteurs d’une Assemblée Nationale constituante ayant regardé que leurs intérêts propres au détriment d’acteurs fondamentalement désireux de faire entrer notre nation dans une nouvelle ère de progrès.
Référence : SEN 003-24/ SECG-003-02 Bordeaux le, 20 janvier 2024
COMMUNIQUE DE PRESSE
Objet : Réponse du Conseil Constitutionnel du Sénégal à propos de notre recours intitulé Rupture du Principe d’Egalité Constitutionnelle,
Concernant le recours déposé initialement le 5 janvier puis le 16 janvier par la Mandataire d’Abdoulaye Mady Ndiaye (n°95) auprès du Conseil Constitutionnel, concernant le processus de parrainage qu’il juge inégalitaire devant les citoyens candidats à la candidature présidentielle,
Le Conseil Constitutionnel dans sa décision du 20 janvier 2024 (2/E/2024) a jugé notre requête comme irrecevable pour motif que nous n’avons pas finalisé notre dépôt de candidature. Donc notre requête n’a pas été analysée et a été déboutée sur la forme.
Les décisions de ce Conseil Constitutionnel ne pouvant faire l’objet de recours, il ne nous reste d’autre solution que de trouver d’autres voies qualifiées pour porter notre recours à ce dit Conseil à savoir :
• Soit par le Président de la République qualifié à le saisir à tout instant,
• Soit par une partie significative des députés de l’Assemblée, ce qui est peu probable,
• Soit par un collectif significatif de citoyens ce qui est à confirmer.
Nous allons effectivement utiliser toutes les possibilités afin de combattre ces lois sur le parrainage car c’est notre intime conviction qu’elles transgressent des principes fondamentaux de la Constitution de notre pays, et sont sources de litiges et de sentiment d’injustice et d’impartialité qui ruinent la légitimité de notre processus électoral.
Pour rappel :
8/- Les lois constitutionnelles n°63-22 du 7 mars 1963 et n°2018-14 du 11 mai 2018 fixaient toutes deux des conditions uniformément applicables à tous les candidats à savoir respectivement ; 50 électeurs dont 10 députés dans un premier temps, puis 0,8 à 1% de parrainage citoyen dans un second temps.
9/- Par contre, la nouvelle version du code électoral et particulièrement le couplage des lois L57 et L120 crée une rupture d’égalité ; et ne garantit plus « l’accès de tous les citoyens, sans discrimination, à l’exercice du pouvoir à tous les niveaux » ;du préambule de la Constitution ; elle crée une distorsion nette de traitement entre les candidats, une iniquité, un handicap pour certain et des avantages pour d’autres, un processus aléatoire pour certains et déterministe pour d’autres, et ces lois devraient être abrogées tout simplement.
Monsieur Ndiaye est convaincu que cette loi électorale sur le parrainage est injuste et inventée par des acteurs d’une Assemblée Nationale constituante ayant regardé que leurs intérêts propres au détriment d’acteurs indépendants comme lui fondamentalement désireux de faire entrer notre nation dans une nouvelle ère de progrès.
Référence : SEN 004-24/ SECG-004-01 Bordeaux le, 23 janvier 2024
LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU SENEGAL
Objet : Réponse du Conseil Constitutionnel du Sénégal à propos de notre recours intitulé Rupture du Principe d’Egalité Constitutionnelle,
SEM LE PRESIDENT MACKY SALL,
Concernant le recours déposé initialement le 5 janvier puis le 16 janvier par la Mandataire d’Abdoulaye Mady Ndiaye (n°95) auprès du Conseil Constitutionnel, concernant le processus de parrainage qu’il juge inégalitaire devant les citoyens candidats à la candidature présidentielle,
Le Conseil Constitutionnel dans sa décision du 20 janvier 2024 (2/E/2024) a jugé notre requête comme irrecevable pour motif que nous n’avons finalisé notre dépôt de candidature. Donc notre requête n’a pas été analysée et a été déboutée sur la forme, ce qui nous laisse une voie de recours sur le fond sur lequel aucune décision définitive n’a été rendue.
La voie première pour s’adresser au Conseil constitutionnel étant le Président de la République lui-même, c’est donc au Gardien de la Constitution que nous nous adressons maintenant pour saisir le Conseil Constitutionnel sur une question qui relève de la constitutionnalité même des lois.
Nous allons effectivement utiliser toutes les possibilités afin de combattre ces lois sur le parrainage car c’est notre intime conviction qu’elles transgressent des principes fondamentaux de la Constitution de notre pays, et sont sources de litiges et de sentiment d’injustice et d’impartialité qui ruinent la légitimité de notre processus électoral. « Coumba am député, Coumba amoul député »
Pour rappel :
8/- Les lois constitutionnelles n°63-22 du 7 mars 1963 et n°2018-14 du 11 mai 2018 fixaient toutes deux des conditions uniformément applicables à tous les candidats à savoir respectivement ; 50 électeurs dont 10 députés dans un premier temps, puis 0,8 à 1% de parrainage citoyen dans un second temps.
9/- Par contre, la nouvelle version du code électoral et particulièrement le couplage des lois L57 et L120 crée une rupture d’égalité ; et ne garantit plus « l’accès de tous les citoyens, sans discrimination, à l’exercice du pouvoir à tous les niveaux » ; du préambule de la Constitution ; elle crée une distorsion nette de traitement entre les candidats, une iniquité, un handicap pour certain et des avantages pour d’autres, un processus aléatoire pour certains et déterministe pour d’autres, et ces lois devraient être abrogées tout simplement.
Cette loi électorale sur le parrainage est injuste et inventée par des acteurs d’une Assemblée Nationale constituante n’ayant regardé que leurs intérêts propres.
Abdoulaye Mady NDIAYE
En copie notre requête au Conseil Constitutionnel
Saliou SAMB, luxew.net



