Plusieurs informations distillées depuis quelques heures font état de la présence d’enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) au Sénégal.
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan a-t-il lâché ses enquêteurs au Sénégal ? Depuis l’apparition de Juan Branco lors de la conférence de presse des avocats d’Ousmane Sonko dimanche, des informations annoncent la présence des enquêteurs de la CPI pour collecter des données relatives à la plainte déposée par l’avocat français à La Haye.
Une information qui n’est pas confirmée au siège de la CPI à La Haye (Pays Bas). C’est aussi le silence radio au niveau des avocats de la défense et de l’Etat du Sénégal qui avait qualifié de « fanfaronnade la plainte de Juan Branco ». La prudence est donc de mise sur cette information relayée depuis hier sur la toile, car habituellement la CPI, dont l’un des adjoints du Procureur est le Sénégal Mame Mandiaye Niang, communique de manière formelle sur l’envoi de ses hommes dans certains pays pour enquêter sur des crimes. C’était déjà le cas en Ukraine, car la Cour avait annoncé l’envoi de 44 enquêteurs dans ce pays en guerre contre la Russie.
Au mois de mai dernier, Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats de l’opposant Ousmane Sonko a invité la CPI à dépêcher des experts enquêteurs à Ziguinchor où des manifestants de son client sont violemment réprimés par les forces de l’ordre.
Il s’agissait là d’une deuxième alerte à la communauté nationale et internationale sur la situation au Sénégal après les émeutes du mois de mars 2021. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest naguère loué pour sa stabilité et sa démocratie, le climat social s’est de plus en plus détérioré avec des centaines de détenus politiques, de blessés et plus de 30 morts dans des affrontement entre forces de défense et de sécurité.
L’arrestation de l’opposant principal au régime en place Ousmane Sonko est a goutte d’eau qui fait déborder le vase. Des scènes de manifestations ont éclaté un peu partout dans le pays depuis vingt-quatre heures. Les manifestants exigent le « respect des libertés démocratiques ainsi que des droits et libertés garantis par la constitution et les conventions internationales dûment ratifiées par le Sénégal », a dit Me Ly.



