Dans un entretien accordé à la rédaction du groupe Emedia, Idrissa Seck est revenu sur le choc des ambitions avec Macky Sall.
D’emblée, le leader du parti du Rewmi, est revenu sur le fameux « Mburo ak sowe » qu’il avait théorisé pour justifier son ralliement à la mouvance présidentielle. « A ce niveau, beaucoup ont interprété le mburo ak sowe sans connaître réellement qui est « Mburu » et qui est « Sowe », indique Idrissa Seck pour répondre à une question d’une journaliste.
Pour éclairer l’opinion, Idy soutient que Macky Sall est Mburu et sowe en même temps, s’appuyant sur les origines de ces deux aliments dont premier est un dérivé du mil qui viendrait du Sine (Fatick), où le président tire une partie de ses origines. Le second (sowe) est issu du lait, provenant des vaches. Et qui dit vache au Sénégal, pense naturellement aux Peuls et au Fouta. Enfonçant le clou, Idy indique que lui devait être simplement le « lem » (miel) qui devait s’ajouter à ce cocktail que le président Macky Sall devait lui servir sur le plat en 2024.
Et si le protocole de Paris existait?
En un mot, Idrissa Seck dévoile que le plan était que Macky Sall se retire en 2024 pour qu’il continue. Mais visiblement, le chef de l’Etat n’est plus dans ses dispositions selon Idy et semble lui indiquer que son heure n’a pas encore sonné.
Ceux qui ont longtemps théorisé le fameux protocole de Paris semble avoir raison face à la tournure des évènements politiques entre Macky Sall et Idrissa Seck. Selon certains journalistes et analystes, ce protocole qui aurait été signé en présence du représentant du khalife des mourides à Paris, disposait que Macky Sall devait se retirer en 2024 en faveur de Idrissa Seck en échange de son ralliement en 2024.
In fine, Macky Sall semble avoir mis son allié dans la sauce. Idrissa Seck est pour le moment le grand perdant de cette rupture entre les deux hommes. D’une part, sa côte de popularité en a pris un sacré coup auprès des sénégalais et d’autre part, l’émergence d’une vraie opposition radicale à Macky Sall symbolisée par Ousmane Sonko, risque de jouer en sa défaveur lors du choix populaire en février 2024.



